mardi 23 janvier 2018

Les indignés de la pub Biocoop


Une amie s'indigne de la condamnation de Biocoop par la justice française au motif que Biocoop a été puni pour avoir dit la vérité :


Résultat, des commentaires scandalisés, je te laisse imaginer...

A mon avis, le juge aurait pu émettre une autre décision car la publicité ne met pas directement en cause les marques des produits alternatifs. Il a sans doute eu peur d'ouvrir une porte à d'autres types de campagnes sans doute moins bien pensantes… Ou il a été lâche - ça arrive.

Mais ce qui est mensonger, c'est de dire que Biocoop a été condamné "pour avoir dit la vérité". Qui le dit ? Apparemment, une curieuse officine qui se décrit comme une "société de médias/d'actualités". Elle traite de réflexologie, de vie après la mort, des bienfaits du curcuma, du vinaigre de cidre pour traiter l'eczéma, et s'intéresse aux pyramides sur la lune et au monstre du Loch Ness. Une source scientifique de premier ordre...

Si un vendeur d'eau minérale disait qu'il ne fallait pas acheter de Coca parce qu'il y avait 15g de sucre par litre (je pense que c'est plus mais peu importe), il serait condamnable et pourtant il aurait dit la vérité. Car la loi française prévoit qu'il est interdit de dénigrer les produits d'un concurrent. C'est quand même un peu ce que Biocoop a fait.

Le juge est donc dans son rôle quand il condamne celui qui franchit la limite posée par la loi. En aucun cas on ne peut demander à un juge de prendre des attitudes morales. Combien de fois faut-il rappeler qu'il est là pour appliquer la loi votée démocratiquement par les élus pour qui tu as peut-être voté ? (et si tu ne l'as pas fait, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !)

Conclusion : la contre-campagne de soutien de Biocoop suite à sa condamnation est plus mensongère et répréhensible que l'erreur du juge, car elle est délibérée et destinée à manipuler. Et manifestement, vu les commentaires sur Facebook, ça marche...



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